Économie & Réglementation

Comment passer le CACES pour la conduite d’un engin de chantier ?

ECI - le 02/11/2018 16:00:37 - Par
Économie & Réglementation

Nous allons nous intéresser au contenu théorique et pratique de la formation CACES. Comment s’y préparer en vue de l’obtenir ? C’est simple, nous vous disons ici tout ce qu’il faut savoir à propos de ces deux épreuves afin d’arriver à l’examen l’esprit serein. Suivez le guide !

Comment passer le CACES pour la conduite d’un engin de chantier ?

Le CACES, à quoi ça sert ?

Tout d’abord il est peut-être bon de rappeler quelle est l’utilité du CACES et pourquoi il est si important. Le Certificat d’aptitude à la conduite en sécurité accompagne le salarié durant son parcours professionnel, indépendamment de son emploi ou de son poste, et permet à l’employeur de délivrer une autorisation de conduite en étant assuré que son opérateur connait les règles de sécurité et maitrise parfaitement la conduite d’engins.

Le CACES participe donc grandement à établir un environnement sécuritaire sur les chantiers et autres lieux où circulent des engins. Il peut être considéré, en quelque sorte, comme un permis de conduire, mais il faut toutefois savoir qu’il existe plusieurs types de CACES en fonction de la catégorie d’engins. Le CACES R 372 m comporte par exemple 10 catégories dont vous pouvez retrouver les détails en parcourant notre précédent article.

L’épreuve théorique du CACES R 372 m

Peu importe la catégorie d’engins pour laquelle vous souhaitez obtenir le CACES, l’épreuve théorique est identique dans toutes les situations, seule l’épreuve pratique est adaptée en fonction du type d’engins. L’évaluation théorique nécessite certaines connaissances indispensables à la conduite en sécurité d’un engin. Elles sont réparties autour de trois thèmes, la première partie englobe :

  • La réglementation et les textes de la sécurité sociale : il s’agit ici des connaissances de base du Code de la route, de la réglementation qui s’appliquent aux engins de chantiers (leur conduite, les devoirs et responsabilités du conducteur, etc.), des mesures de prévention ainsi que des règles particulières concernant la circulation des engins de travaux publics. Cette partie de l’épreuve est notée sur 20 points.

  • La classification et la technologie des engins de chantier : notée sur 30 points, cette partie aborde les connaissances liées aux engins de chantier, les caractéristiques de leurs composants (mécaniques, électroniques, hydrauliques, etc.), ainsi que leurs dispositifs de sécurité.

  • Les règles de sécurité : c’est certainement la partie la plus importante de l’épreuve théorique, elle est notée sur 50 points. Les questions posées ici abordent les principaux risques liés à la conduite d’un engin. Il s’agit par exemple des précautions à prendre lors de travaux près de réseaux enterrés (gaz, eau, télécom, etc.), mais aussi des règles générales de sécurité qu’elles soient liées aux travaux publics ou au code la route (signalisations, EPI, règles de circulation, stationnement, manœuvre, etc.).

L’épreuve théorique est évaluée sur 100 points, il faut obtenir un minimum de 70 points pour être reçu. Chaque bonne réponse équivaut à deux points.

L’épreuve pratique

Comme énoncé plus haut, les épreuves pratiques sont différentes suivant la catégorie d’engin choisie. Les différents tests de conduite, de circulation et de manœuvres sont réalisés à l’aide de deux engins visés par la catégorie du certificat. Bien que les manœuvres puissent être différentes selon l’engin, on retrouve les mêmes critères d’évaluation pour toutes les catégories du CACES, à savoir :

  • Les vérifications de l’engin : Avant et à la fin de la prise de poste, il est important de s’assurer que tous les organes de sécurité de l’engin sont en bon état de fonctionnement. Il est aussi nécessaire de contrôler l’engin visuellement afin de s’assurer de son bon état et pouvoir repérer une éventuelle avarie. Par ailleurs, à la fin des opérations vous devrez mettre correctement l’engin en stationnement, ainsi que réaliser son entretien journalier (vérification des niveaux, nettoyage de la partie vitrée et des rétroviseurs, etc.).

  • La conduite en sécurité : ce test est celui qui détermine la bonne aptitude de l’opérateur à conduire son engin en toute sécurité. Il s’agit donc de plusieurs épreuves comprenant différentes conditions de circulation. L’opérateur sera donc amené à circuler sur différents sols (piste accidentée, avec obstacle(s), en pente, etc.), à vide, mais également avec un chargement. Le transport de charge sera lui aussi évalué grâce à différents types de charges (lourdes, longues, encombrantes, etc.). Il est nécessaire de porter une attention particulière à la sécurité sous peine de perdre de nombreux points. Ainsi, il est important d’utiliser l’avertisseur sonore quand cela est nécessaire, de respecter le Code de la route ainsi que les signalisations propres au chantier, adapter la conduite par rapport aux différentes conditions du test et d’être précis lors des manœuvres. Les opérateurs seront également obligatoirement notés sur leur capacité à charger et décharger sur porte-engin pour les catégories 1 et 10 du CACES, ce qui est seulement une option pour les catégories 2 à 9. 

En fin de poste, en plus de réaliser les opérations d’entretien de premier niveau, vous devez être en mesure de pouvoir établir un rapport si jamais l’engin présente un défaut, une avarie, ou toute autre situation à laquelle vous ne pouvez pas remédier pas une opération d’entretien journalier ou de premier niveau. Les informations contenues dans ce rapport doivent rendre compte du problème afin qu’un technicien de maintenance intervienne par la suite. Durant l’épreuve pratique du CACES, c’est généralement de manière orale qu’il est nécessaire de rendre compte à la fin de la prise de poste.  

Enfin, il faut garder à l’esprit que les conditions de l’épreuve peuvent être bien différentes suivant la catégorie d’engin. Par exemple pour la catégorie 10, l’épreuve pratique se déroule sur deux engins différents, un sur chenilles et l’autre sur pneumatiques.
Dernier point somme toute assez important : le jour de l’examen, il convient de ne pas oublier vos équipements de protection individuelle (EPI). Les gants, les chaussures de sécurité ainsi qu’une tenue de travail adéquate sont en effet essentiels pour la conduite en sécurité d’un engin de chantier. Vous ne pourrez pas passer l’épreuve pratique sans ces EPI.

 

 

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