BTP : 47.000 emplois en moins en 2009
Créée le 18/06/2009, 10:54:06
Après les fortes perturbations enregistrées dans le secteur automobile à cause de la mauvaise conjoncture économique, c'est au tour du secteur de la construction d'être frappé par la crise. Le secteur devrait en effet perdre environ 47.000 emplois en 2009 en raison d'une baisse de son activité selon des prévisions du ministère de l'Ecologie et de l'Aménagement du territoire publiées mercredi.L'activité qui avait déjà enregistré une baisse de 2,3% en 2008 continue donc de se détériorer. Cette année encore le volume d'affaires de ce secteur devrait diminuer de 4,6% en 2009 en raison de «la poursuite de la dégradation du contexte économique et financier», indique le ministère qui estime que dans l'hypothèse la plus optimiste la baisse pourrait n'être que de 3,5%. Dans l'hypothèse la plus pessimiste, elle serait de 5,7%.
Les intérimaires les plus touchés par la baisse de l'activité
Ce fort ralentissement de l'activité a pour première conséquence la perte de 47.000 emplois en 2009, dont plus d'un tiers concerne les travailleurs intérimaires, soit une baisse de l'ordre de 3%, souligne le ministère. Fin 2008, le secteur de la construction employait 1,6 million de travailleurs dont 143.000 intérimaires.
Les secteurs les plus touchés sont la construction de bâtiments neufs qui enregistre une baisse de 9% en volume d'activité pour 2009 et, dans une moindre mesure, les travaux publics qui enrergistrent une diminution de 4,7%.
Les activités d'entretien et d'amélioration des bâtiments résistent mieux avec -0,8% en 2009, mais ne suffisent plus à compenser pleinement la baisse d'activité des autres marchés.
Le ministère souligne que «le gouvernement a mis en place, dans le cadre du plan de relance de l'économie, de nombreuses mesures de soutien au secteur de la construction» qui «s'inscrivent pleinement dans la dynamique du Grenelle de l'Environnement».
La mise en oeuvre du Grenelle de l'Environnement représente un investissement total de 440 milliards d'euros sur la période 2009-2020, dont plus de 300 milliards pour le secteur de la construction répartis entre le bâtiment (205 milliards) et les infrastructures de transport (97 milliards), rappelle-t-il.
Source : Le Parisien